Lorsque l’on parle de pollinisateurs, on pense souvent aux insectes. Pourtant, des espèces de vertébrés sont elles aussi capables de contribuer à la reproduction sexuée des fleurs. Il s’agit notamment d’oiseaux tels que les colibris, les souimangas et les méliphages. Les oiseaux pollinisateurs possèdent généralement un bec long, fin et courbé, qui leur permet d’accéder au nectar des fleurs. Lorsque leur long bec effilé plonge au fond de la corolle afin d’y puiser le nectar, leur tête se frotte aux étamines, permettant à du pollen d’adhérer à leurs plumes. Les fleurs ornithophiles sont souvent roses ou rouges (telles que celles du feijoa), car ce sont les couleurs que les oiseaux perçoivent le mieux. Les oiseaux visitent les plantes à fleurs depuis au moins 47 millions d’années.
Ornithogamie
L’ornithogamie, aussi appelée ornithophilie, caractérise une pollinisation qui s’effectue par l’intermédiaire d’oiseaux.
Les oiseaux pollinisateurs comme les colibris, les souimangas ou de nombreux passereaux sont presque exclusivement attirés par le nectar des fleurs. Dès lors, ils transportent passivement le pollen d’une fleur à l’autre.
La seule espèce de colibri généralement vue au Québec est le colibri à gorge rubis, vert métallique scintillant sur le dessus, blanc sur le dessous, avec, chez le mâle seulement, une surprenante gorge rubis brillant. Ces derniers visitent facilement nos jardins, non seulement à la campagne, mais aussi en ville, car ils ne recherchent qu’une chose : du nectar. Et l’on trouve surtout ce nectar dans les fleurs.
Quand ils reçoivent une « récompense » de la part de la plante, il est extrêmement rare que cela soit une partie utile de la fleur. Il s’agit, en général d’organes stériles comme les corolles chez les Calceolariacées, les bractées chez les Pandanacées ou les fruits chez les Araliacées.